Chapitre 1

Enjeux climatiques

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Le réchauffement climatique,
c’est quoi ?

Les changements climatiques de la planète ont pour effet son réchauffement climatique.
Le réchauffement climatique est principalement dû aux émissions de gaz à effet de serre (GES).
La consommation de combustibles fossiles (hydrocarbures), notamment pour la production d’énergie, joue un rôle majeur dans l’émission de ces gaz.

Dans son dernier rapport,les scientifiques du GIEC (Groupe d’Experts intergouvernemental sur l’évolution du climat), a souligné l’accélération des changements climatiques, l’urgence de lutter contre ces dérèglements,sans quoi les températures moyennes de la planète risqueraient d’augmenter à des niveaux dangereux ,provoquant catastrophes naturelles, sécheresses, inondations, fonte des glaciers, etc..

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Pourquoi consomme-t-on tant d’énergie ? Et lesquelles ?

Entre 1950 et 2010, la population mondiale est passée de 2,5 milliards à 7 milliards d’habitants. Cet accroissement démographique s’est accompagné d’une démocratisation des modes de vie et de consommation encourageant une consommation accrue d’énergie.

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Face au réchauffement,
le changement s’impose

Le constat du réchauffement climatique, de la pollution de l’environnement et de la raréfaction inévitable des combustibles fossiles nous amène à repenser le modèle de développement de nos économies afin d’économiser les ressources, de préserver la nature, d’atténuer le réchauffement climatique et de prévenir les conflits.
C’est ce qu’on appelle le développement durable, modèle qui, en se basant sur les trois piliers que sont l’économique, le social et l’environnemental s’appuie sur l’idée que le développement doit répondre aux besoins du présent sans compromettre la capacité des générations futures à répondre à leurs propres besoins

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Chapitre 2

Énergies renouvelables

Une énergie est dite renouvelable lorsqu’elle provient d’une source que la nature renouvelle en permanence, par opposition à une énergie non renouvelable dont les stocks s’épuisent (comme le pétrole par exemple).On l’appelle aussi « énergie propre » ou « énergie verte » car son exploitation n’engendre que très peu de pollution et de déchets.
Le recours à une énergie renouvelable permet d’éviter l’émission de gaz à effet de serre, phénomène inévitable lorsque l’énergie est de source fossile
En revanche, toutes les énergies renouvelables ont en commun un pouvoir énergétique plus faible que celui des énergies non renouvelables, ce qui explique que leur exploitation soit, aujourd’hui du moins, moins rentable que celle des énergies polluantes.

Les 6 catégories
d’énergies renouvelables

Le concept d’indépendance énergétique

L’indépendance énergétique d’un pays se mesure en calculant le rapport entre la production et la consommation nationale d’énergie.

Les pays faiblement dotés en sources d’énergies fossiles (gaz, pétrole, charbon) sont donc fortement dépendants des pays exportateurs de ces mêmes énergies. Pour ces Etats, le développement des énergies renouvelables représente une opportunité de faire un pas vers une plus grande autonomie énergétique.

Chapitre 3

L’énergie solaire

Une source propre, gratuite et inépuisable

Le soleil constitue une source d’énergie inépuisable : les déserts de la planète reçoivent toutes les 6 heures du soleil, l’équivalent des besoins énergétiques annuels de l’homme. C’est une matière première disponible partout dans le monde, gratuite, et inépuisable. Sa transformation en énergie contribue à la réduction des gaz à effet de serre.

Des technologies variées

L’utilisation du soleil comme énergie repose sur deux principes technologiques distincts: l’énergie solaire thermique et l’énergie solaire photovoltaïque.

Une ressource évidente pour le Maroc

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Le territoire marocain bénéficie d’un ensoleillement abondant qui constitue une opportunité exceptionnelle dans le contexte actuel de développement des technologies solaires.

L’exploitation de la ressource solaire pour la production d’électricité permettrait au Maroc de modifier, à terme, la composition de son mix énergétique.

Le mix énergétique d’un pays est la répartition des différentes sources d’énergies primaires consommées par ce pays pour la production d’énergie.

Aujourd’hui, le mix énergétique marocain est dominé par les hydrocarbures. L’exploitation de la ressource solaire permettra de modifier le mix énergétique du pays en réduisant la part des énergies fossiles. Par ailleurs, le Maroc s’est fixé comme objectif d’atteindre un taux de 42% de son mix énergétique issu d’énergies renouvelables à l’horizon 2020.

Chapitre 4

Masen

Une référence mondiale du Solaire

Masen, Société Anonyme à capitaux publics dotée d’un conseil d’administration et d’un conseil de surveillance, a été créée en 2010 .

La mission de Masen consiste à valoriser la ressource solaire sous toutes ses formes : à travers, bien sûr, la production d’électricité ( Masen porte le Plan Solaire NOOR) mais aussi en jouant un rôle moteur dans le développement d’un écosystème solaire au Maroc, en se basant sur une approche intégrée alliant le développement des compétences, l’accroissement des capacités industrielles solaires locales et le soutien à la R&D.
Masen emploie aujourd’hui plus de 90 personnes entre Rabat et Ouarzazate.

Pour remplir sa mission, Masen développe une grande variété de compétences et de métiers, parmi lesquels :

– La sélection des sites, à travers le lancement notamment d’études topographiques, météorologiques, sismiques. Ces études ont permis de dresser l’Atlas Solaire du Maroc, carte des sites potentiels d’implantation de futures centrales solaires ;
– La conception et ingénierie des centrales solaires qu’elle développe
– La mise en place de la structure financière et juridique de chaque projet ;
– Le développement des infrastructures communes sur chacun des sites d’implantation ;

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Changeons de mix

En menant à bien sa mission, Masen contribue à un véritable shift énergétique au Maroc. L’objectif du plan solaire est de parvenir en 2020 à une production d’électricité d’origine solaire de 2000MW, représentant ainsi 14% du mix énergétique.

Une priorité : le développement local

Le développement d’énergies propres doit s’accompagner d’une véritable démarche de développement durable.. C’est la raison pour laquelle les projets intégrés de Masen ont un niveau d’exigence maximal sur le plan de l’impact environnemental et des retombées sociales. Les actions de développement local ont pour objectif de contribuer au rehaussement du niveau de vie des régions d’implantation des sites, souvent excentrées, de maximiser l’employabilité locale lorsque les ressources le permettent, et de mener plusieurs opérations de soutien ponctuelles dans les secteurs les plus appropriés selon les régions. La finalité de l’approche locale adoptée par Masen est d’adapter ses actions au contexte socio-économique de la région d’implantation, en générant de nouvelles actions amorcées par les différentes parties prenantes aux centrales solaires, tout en maximisant les synergies qui en découlent.

Masen, acteur du Maroc de demain

Masen contribue au déploiement de la recherche appliquée et pré-opérationnelle dans le secteur solaire, toutes technologies confondues. En particulier, Masen a lancé la construction d’une plateforme Recherche & Développement implantée sur le site NOOR Ouarzazate, destinée à qualifier plusieurs sous-technologies solaires tout en créant un réseau d’échange entre les industriels et les institutions de recherche.

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Chapitre 5

NOOR

Présentation du projet NOOR

En 2009, à l’Initiative de Sa Majesté Le Roi Mohammed VI, le Maroc a lancé un plan ambitieux, baptisé NOOR, pour le développement de l’énergie solaire au Maroc. Ce plan a 3 objectifs : la sécurité d’approvisionnement, la disponibilité de l’énergie ainsi que la préservation de l’environnement.

Il s’agit de bâtir sur le territoire marocain une capacité de production d’électricité solaire de 2000 MW à horizon 2020. Pour cela, le programme englobe le développement de centrales solaires et d’écosystèmes solaires dans plusieurs régions du Maroc. Cela devrait générer des investissements de plus de neuf milliards de dollars et permettre une économie annuelle des émissions de gaz à effet de serre équivalente à 3,7 millions de tonnes de CO2.

Dans le futur, Masen a vocation à conduire la réalisation de programmes similaires, aussi bien au Maroc qu’en dehors du Royaume.
A l’échelle du territoire marocain, les sites de Midelt, Tata, Laayoune, Boujdour ont d’ores et déjà été identifiés et les études actuellement menées par Masen examinent la possibilité de sélectionner d’autres implantations.

NOOR se caractérise par sa dimension multi-technologique : sont associées des centrales à technologie photovoltaïque (dites « PV ») et des centrales dites « CSP ». Ces deux technologies ont des caractéristiques différentes : l’électricité produite en CSP est plus facilement stockable que celle produite en PV, mais la technologie PV est plus répandue et plus accessible que le CSP. Grâce au stockage, le CSP répond davantage aux besoins de consommation après le coucher du soleil, tandis que le PV est adapté à la consommation de jour.